Le 1er janvier 2026, la Belgique basculait dans une nouvelle ère : la facturation électronique structurée devenait obligatoire pour toutes les transactions B2B entre assujettis à la TVA. Huit mois plus tard, l’heure est au premier vrai bilan. Et il est… mitigé.
Si vous êtes indépendant et que vous naviguez encore un peu à vue avec Peppol, cet article est fait pour vous. On fait le point sur ce qui a changé, sur les chiffres qui remontent du terrain, et surtout sur ce qu’il vous reste à vérifier pour être serein.
Un rappel rapide : qui est concerné ?
Comme on vous l’expliquait déjà dans notre article de référence sur la facturation électronique chez Amarris.be, l’obligation touche toutes les entreprises assujetties à la TVA réalisant des opérations B2B en Belgique — indépendants, professions libérales et sociétés confondus. Sont exclus les assujettis en faillite, les régimes forfaitaires (jusqu’en 2028) et les activités exonérées via l’article 44 du Code TVA (médecins, dentistes, certains services financiers ou d’enseignement, par exemple).
Petit rappel qui surprend encore beaucoup d’indépendants : le régime de la franchise de taxe (chiffre d’affaires sous les 25.000 €/an) n’exempte pas de l’obligation. Micro-activité ou pas, si vous facturez une entreprise, vous devez passer par une facture structurée conforme au le réseau Peppol.
Fin de la période de tolérance : place aux amendes
C’est la nouveauté la plus concrète depuis janvier : la période de tolérance générale accordée par le SPF Finances a pris fin début avril 2026. Les indépendants pris en défaut s’exposent désormais bel et bien aux amendes prévues : 1.500 € pour une première infraction, 3.000 € pour la seconde, puis 5.000 € par infraction suivante.
Concrètement, cela veut dire qu’il n’est plus temps d’attendre. Si votre logiciel de facturation n’est toujours pas connecté à Peppol, ou si vous continuez à envoyer des PDF à vos clients professionnels par e-mail, vous êtes en zone de risque.
Le bilan de terrain : entre adoption réelle et vraies difficultés
Les chiffres qui remontent depuis le début de l’année dessinent une transition plus laborieuse que prévu, en particulier chez les indépendants sans personnel.
Des taux d’inscription très inégaux selon les profils. Alors que l’adoption dépasse 95 % chez les moyennes et grandes entreprises, elle plafonne à 57 % chez les indépendants sans employés, avec des écarts régionaux marqués (autour de 80 % en Flandre, 70 % en Wallonie, 60-65 % à Bruxelles).
Des retards fréquents. Plus de la moitié des PME et indépendants ne se sont enregistrés que dans les six derniers mois avant l’échéance, et environ un sur cinq a basculé après le 1er janvier (voire ne l’a toujours pas fait à ce jour.)
Des couacs techniques réels. Une partie non négligeable des difficultés rencontrées début 2026 venait d’un problème d’aiguillage : Peppol fonctionne via deux canaux distincts (un pour les assujettis à la TVA, un pour les non-assujettis), et certains logiciels comptables n’en avaient activé qu’un seul. Résultat : des factures parties dans le vide, sans notification d’échec pour l’expéditeur.
Un ressenti partagé chez les utilisateurs. Une enquête menée par Horus Software et iVox donne une image nuancée : à peine la moitié des PME (49 %) considère l’e-facturation comme un gain de temps, contre 31 % qui y voient une perte. Côté paiements, l’objectif d’accélération n’est pas encore au rendez-vous partout : 47 % ne constatent pas d’amélioration sensible, même si 58 % retrouvent plus facilement leurs factures et 42 % envoient moins de rappels de paiement.
En clair : la réforme tient ses promesses de traçabilité et de structuration, mais l’expérience utilisateur reste perfectible pour une partie du terrain, notamment chez les indépendants les moins équipés.
Ce que ça change concrètement pour vous, indépendant
Si vous êtes encore dans le flou, voici les points à vérifier sans tarder :
- Votre logiciel de facturation est-il bien connecté à Peppol ? Ne vous fiez pas uniquement à la présence d’un bouton « envoyer via Peppol ». Vérifiez avec votre éditeur logiciel ou votre comptable que le bon canal (assujetti TVA) est activé. Si vous êtes client Amarris One, aucun stress à avoir de ce côté-là : notre plateforme est pleinement conforme au réseau Peppol, canal assujetti TVA compris. Vous n’avez rien à configurer vous-même.
- Avez-vous votre Peppol ID ? Cet identifiant unique, lié à votre numéro BCE, est indispensable pour recevoir des factures. Si vous êtes client Amarris, la demande se fait directement depuis votre Plateforme Amarris.
- Envoyez-vous encore des PDF par e-mail à des clients professionnels ? Ce n’est plus suffisant depuis le 1er janvier, et depuis avril, cela peut désormais être sanctionné.
Chez Amarris, cette réforme, on l’a anticipée pour vous
Pendant que certains indépendants découvrent encore les couacs du réseau Peppol huit mois après son lancement, nos clients, eux, facturent tranquillement. La Plateforme Amarris est 100 % conforme à la facturation électronique structurée, canal assujetti TVA activé, Peppol ID géré directement depuis votre espace client. Pas de logiciel à changer, pas de mauvaise surprise, pas d’amende à craindre.
C’est tout l’intérêt d’être accompagné par une fiduciaire qui a fait de cette transition une priorité plutôt qu’un chantier de dernière minute : vous vous concentrez sur votre activité, on s’occupe du reste.
Vous n’êtes pas encore client et vous voulez enfin être serein avec Peppol ? Prenez rendez-vous avec un conseiller Amarris One On regarde ensemble où vous en êtes, et on vous met en conformité rapidement.



